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Etabli sur la demande de l’intendant Dupré de Saint Maur et patronné par le maréchal de Richelieu, le classement des vins de Guyenne, publié en mars 1776, recensait quatre catégories de vins. Les vins de crus, futurs grands crus classés en 1855 ou crus bourgeois, les vins de première et deuxième qualité, qui deviendront les crus premiers artisans et artisans, et enfin les crus paysans.

En 1850, dans le premier Féret, la hiérarchie des catégories de crus s’établit ainsi : crus bourgeois supérieurs, crus bourgeois, crus artisans et crus paysans. Sous la rubrique « Coudot », le Féret mentionnait 10 Crus Artisans produisant en moyenne 10 tonneaux par an. Dans la seconde édition du célèbre ouvrage, éditée en 1868, les Grands Crus Classés en 1855 tenaient bien sûr le premier rang tandis que ses pages s’étaient plus étoffées, car Edouard Féret se voulait le plus exhaustif possible. Nous retrouvons alors à Coudot 7 Crus Artisans : Grenier Fils (12 à 15 tonneaux), Lartigue, Hostein (10 à 12 tx.), Robert dit « Namiche », Saintout, Bernard et Delhomme (8 à 10 tx.). Deux de ces noms de famille, Hostein et Saintout, ont laissé leur empreinte dans l’histoire du vignoble médocain. Laboureurs à l’origine, les Hostein devinrent vignerons dès le XVIIe siècle. Au XIXe siècle, la famille Hostein, dont le Château Fourcas Hostein a conservé le nom, possédait des vignobles en de nombreux endroits du Médoc. Si son nom n’est pas resté attaché à un cru, la famille Saintout a produit un grand régisseur de Château Lafite-Rothschild durant l’Entre-deux-guerres.
En 1881, Eugène Saintout se porta la tête des Crus Artisans de Coudot avec 18 tonneaux, suivi de Francois Delhomme, de la Veuve Hostein, de Descolle, qui demanda à porter la mention « chai grenier » pour son cru, et Lartigue qui fermait la marche avec 6 tonneaux de production seulement. Pas si mal, en pleine période des maladies de la vigne.
Dans le Féret de 1893, les mêmes propriétaires se retrouvaient avec une production accrue, de 25 à 10 tonneaux, plus un retour des Bernard avec Etienne Bernard.
1908, année de crise par la surproduction, vit la publication d’un nouveau Féret plein d’embonpoint. Les crus Artisans de Cussac produisaient alors 450 à 1000 tonneaux pour des prix allant de 300 francs à 500 francs au tonneau (2500 f/t au mieux par les 1ers G.C.C. en 1855). A Coudot, existaient 9 crus : Robert (25 tx.), Descolle (20tx.), Eugène Saintout (20 tx.), Auguste Saintout (20 tx.), Lartigues (20 tx.), Hostein Fils (15 tx.), Constantin Cadet (15 tx.), Etienne Bernard (8 tx.) et Ainard (5 tx.).

Après l’optimum viticole, le reflux, constat que l’on peut faire à la lecture du Féret de 1929, autre année de crise. Conséquence, il ne subsistera plus que quatre crus artisans « Au Coudot » de Cussac Fort Médoc, Saintout ( 25 tx.), Latigue, Hostein Fils (8 tx.), et Constatin Cadet (15 tx.). Lorsque, après la Seconde Guerre Mondiale, le vignoble médocain se reconstitua peu à peu, le vocable de cru artisan disparut un temps pour renaître récemment sous l’impulsion de vignerons médocains épris de qualité. Maintenant devenu château, sous l’égide de la Famille Blanchard, le Cru Artisan de Château de Coudot reprend aujourd’hui le flambeau de ses ancêtres.